Façade arrière et jardin du Musée

Façade arrière et jardin du Musée

samedi 4 avril 2015

L'architecture


C’est l'architecte originaire de Thuin, Jean-Baptiste Chermanne qui, à la demande du comte Alexandre François de Grœsbeeck, transforme le probable ancien refuge de l’abbaye de Villers-en-Brabant en un élégant hôtel particulier entre 1751 et 1753.

D’une grande qualité architecturale, l’édifice s’articule en trois ailes dont le corps central reprend une partie des vestiges du bâtiment du XVIIe siècle. La reconstruction de 1751 répond remarquablement aux trois règles fondamentales de l’architecture au XVIIIe siècle : le respect de l’intimité, la recherche d’une fonctionnalité nouvelle ainsi que l’intérêt pour le monde extérieur.

Le besoin d’intimité se traduit dans l’aile sud par une succession de petits appartements, boudoirs et autres alcôves, simples et confortables, desservis par des couloirs évitant la circulation à l’intérieur d’une pièce pour accéder à une autre.

Au rez-de-chaussée, c’est par contre tout le contraire. Jean-Baptiste Chermanne y a en effet aménagé des salles d'apparat en enfilade afin que les invités, au gré de leurs déplacements, puissent admirer la richesse des intérieurs de leurs hôtes.

Au désir d’intimité répond la recherche de fonctionnalité, c’est-à-dire de tout ce qui facilite la vie et la rend douce et agréable. La création de la salle à manger, qui devient permanente au XVIIIe siècle, empêche de devoir dresser la table, au sens propre, uniquement pour les grandes occasions et facilite le regroupement familial.

L’apparition des commodités et la multiplication des placards et lingeries sont autant d’autres innovations appliquées par Jean-Baptiste Chermanne.

À cela, il faut ajouter l’admirable utilisation de la lumière, par la présence d’une coupole et de cours intérieures, ainsi que l’ouverture sur le monde extérieur au travers des grandes fenêtres.